Lâchez le guidon! 24/09/2001
J' oserai un "Grand merci" aux nombreux méls (plus de 100) que nous avons reçus.
Il a fallut se rendre à l'évidence, la pluie, la boue noire et collante du curetage du canal ont eu raison face à notre optimisme. Fallait-il, en préparant ce voyage intégrer le Canal du Rhône à Sète? Pour l'histoire il est facile de répondre positivement.
Un projet pour 2003 est actuellement en préparation. Je vous dis: A bientôt!
Terminus Palavas, la dernière étape est annulée... 23/09/2001
C'est à Palavas que ce termine notre voyage raccourci d'une journée. La pluie forte et incessante, les chemins de halage à la boue collante qui nous empêche de progresser nous ont incités à supprimer le dernier jour et à le remettre au mois d'Avril sous de meilleurs auspices. L'aventure du retour est terminée. Aventure , car le vélo en bagage à main dans les gares telles que Montpellier et Toulouse, ce n'est pas triste. Nous remercions tous ceux qui nous ont laissé un message sur le site et les autres pour leur assiduité. Le site va peu à peu se développer; ainsi, naîtra en vous l'envie de réaliser tout ou partie de ce parcours exceptionnel.
De Vias à Palavas 22/09/2001
Cette étapes fût, je crois, la plus dure. Le vent, la pluie, la boue, les routes à grande circulation et encore une crevaison! Rien ici n'est fait pour le vélo. Il est préférable de convoyer dans ses sacoches une petite dose d'inconscience. Ce que nous avions prévu. L'écluse ronde d'Agde agrandie et défigurée puis la jetée des Onglous au bord de l'étang étaient nos derniers tours de roue sur le chemin de halage du canal du midi. C'est alors que commencèrent les difficultés. Les 20 Km de route entre Agde et Sète ont été réalisés en une heure et demi avec un vent latéral qui soufflait de la mer à 80 Km/h. La pluie prends le relais à Sète. La sortie de la ville nous conduit sur le port, puis sur des routes très fréquentées avant de retrouver le canal du Rhône à Sète. Là, ultime difficulté, le curage du canal laisse sur près de un kilomètre de la vase molle qui colle aux roues du vélo, finissant par les bloquer. C'est en portant nos machines que nous traversons cette zone impraticable. L'étape la plus courte s'avère être la plus éprouvante. Les cabanes de Carnon sont en vue, il était temps.
De Capestang à Vias, une suite d'ouvrages impressionnants 21/09/2001
Aujourd'hui, le menu était léger, (47 Km) mais riche en ouvrages rencontrés. C'est le tunnel du Malpas creusé par Riquet qui est notre matinale rencontre. Premier tunnel-canal réalisé en moins de 8 jours, il mesure 165 mètres de long. Tout â côté, l'étang de Montady asséché au XIII eme siècle s'admire du haut de l'oppidum d'Ensérune. Poursuivant notre chemin de halage, Béziers est en vu lorsque apparaissent les 7 écluses de Fonsérannes . Le spectacle des bateaux qui s'agitent d'un sas à l'autre est captivant. Puis viendra le pont canal de Béziers, ouvrage moderne construit en 1857 pour faciliter le passage de la rivière Orb. Enfin, à Vias, un système astucieux permet, lors des crues torrentielles du Libron, de le canaliser par dessus les eaux du canal du midi évitant ainsi l'ensablement de ce dernier.
Des marais salants de Port la Nouvelle aux vignes de Capestang 20/09/2001
Ce soir nous prenons notre repas à la "Table du vigneron". Un vrai plaisir! Dans une cour intérieure abritée sous un platane quelques tables sont dressées. Le chai, ouvert, abrite déjà dans ses cuves le raisin à vinifier et le pichet de rouge "maison" est tiré au demi-muid voisin. Si l'on en croit les vignerons, le vin calme les douleurs musculaires. C'est à croire que de fortes doses sont nécessaires pour un effet complet car nos jambes en demandent encore. J'oubliais de vous dire... Ce matin, nos deux vélos avaient les roues avant crevées. Juste pour nous mettre la pression, ils avaient perdu la leur. Surprenant, non?
Ce soir, terminus Port la Nouvelle 19/09/2001
J'ai reçu un mél qui s'étonnait du bon déroulement du voyage. Pour tout vous dire, nous pédalons virtuellement et envoyons ces billets de l'hôtel "formul-one" d'Albi. Revenons á la Redorte. Ce matin, malgré un temps frais, le soleil était au rendez-vous. Du coup, le pont canal de Répudre, ouvrage conçu par Riquet, le premier du genre, faisait le beau, le Somail de même. Quittant le canal du midi, en direction de Narbonne c'est le long du canal de Jonction que se poursuit la journée puis pour terminer le long de la Robine. Sillonnant entre les étangs de Sigean et de l'Ayrolle, la Robine, un des plus ancien canal de France, est ouvert á tous les vents. Et le vent ne se prive pas de souffler mordillant notre moral sans toutefois le faire vaciller. Canal-Story n'est pas (encore) devenu un scénario catastrophe.
De Saint Papoul á La Redorte 18/09/2001
Au commencement était l'Abbaye bénédictine de Saint Papoul. Malheureusement fermée, c'est le canal qui nous accueille pour une longue journée qui lui sera entièrement consacrée. Midi est déjà là lorsque Carcassonne et sa spectaculaire entaille apparaît. La ville ayant refusé le canal lors de sa construction, il fallut attendre 1810 pour sa mise en eau après des travaux colossaux Puis à Trèbes nous passerons le pont canal construit par Vauban. A La Redorte nos compteurs affichent 330 kilomètres.
Descente du Lampy á Saint Papoul 17/09/2001
Incontournable était, lors du retour, la visite de la trouée des Cammazes. réalisée par Vauban. Ce dernier a, par de multiples ouvrages, consolidé l'œuvre de Riquet sans la dénaturer. Ce soir, nous avons retrouvé le canal du midi. Laissant derrière nous le complexe réseau des rigoles, nous reprenons depuis le seuil de Naurouze la lente descente vers la mer. Mais alors pourquoi courir les montagnes si éloignées du canal? Est-ce le souvenir marquant d'une journée passée á St Ferréol, en famille, avec la Simca Aronde toute neuve? Non, ce n'est pas cela qui m'importe ce soir.
De Naurouze au Lampy 16/09/2001
Dure journée! Les rigoles du canal ne sont pas de tout repos du seuil de Naurouze á la prise d'eau d'Alzeau. 90 Km dont une trentaine de montée, avec une menace pluvieuse permanente et quelques degrés qui manquaient á l'appel. Mais quel plaisir de longer ces 70 Km de rigoles d'abord imaginées puis réalisées par Riquet. Discrètes, sans elles le canal ne serait pas. Ce soir nous sommes hébergé á l'arboretum du lac du Lampy.. Riquet choisissait de retenir le Lampy comme fédérateur de son système d'alimentation. Ce fut Saint Ferréol. Au Lampy, la nature généreuse, ravit la vedette aux moyens de communications et c'est tant mieux. C'est lundi, 11 heures, je poste ce billet de Saint Ferréol. Nous retrouvons le soleil et quittons définitivement le brouillard.
La montée vers le seuil de Naurouze 15/09/2001
Toulouse! Pas toujours rose pour les cyclistes. La voiture, reine de la cité phagocyte le canal á chaque écluse. Croisant le pont des Minimes je ne reconnais pas le lieu qui m'a tant fait rêver. Car, penché sur le parapet du pont, en culotte courte, j'étais étonné d'apercevoir sur les péniches des fleurs, du linge étendu claquant au vent, des vélos... Quel mystère. Mais Toulouse est vite oublié. Le calme revient dès l'écluse de Castanet. Celles-ci s'égrènent jusqu'au seuil de Naurouze, point de partage des eaux sous un soleil bienfaiteur. Ils ne nous reste plus qu'à redescendre vers la mer. Mais auparavant, demain une rude journée, par la montée le long des rigoles de la montagne noire, nous attend.